Les yaourts « périmés » restent bons

Source: Étude faite par 60 millions de consommateurs

DLC DES YAOURTS

Nature, aromatisés ou aux fruits, les yaourts sont soumis à une date limite de consommation. Faut-il absolument s’y fier ?

La date limite de consommation (DLC) de votre yaourt est dépassée depuis plusieurs jours ? Vous pouvez encore le manger ! C’est l’enseignement des tests que nous avons menés sur une soixantaine de yaourts répartis en six familles (nature fermes, nature brassés, fruits en morceaux, fruits mixés, aromatisés, laits fermentés).

Aucun texte réglementaire n’impose un délai précis entre la fabrication et la DLC. Pour les yaourts, les fabricants fixent ce délai à 30 jours maximum à partir de la date de fabrication. Cela signifie qu’au-delà, il faut en principe éviter de les consommer… et donc, s’ils sont dans le réfrigérateur, les jeter. Est-ce vraiment justifié, à l’ère de la lutte anti-gaspi ?

Jusqu’à trois semaines après la DLC

Nous avons mené nos analyses en quatre temps : date limite de consommation, DLC + 1 semaine, DLC + 2 semaines, DLC + 3 semaines. Elles prenaient en compte deux marqueurs de « fraîcheur » : la flore bactérienne et le pH (indice de l’acidité). Selon le décret n° 88-1203 du 30 décembre 1988, un yaourt doit contenir au moins 10 millions de bactéries lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus) par gramme, pendant toute sa durée de commercialisation. De plus, il fallait vérifier l’absence de bactéries potentiellement pathogènes.

Une qualité stable dans le temps

Résultat des courses : quels qu’ils soient, les yaourts demeurent de bonne qualité trois semaines après la DLC. Le pH varie très peu et se situe aux alentours de 4,3 à 4,4 en moyenne durant toute l’étude. Bien que l’on observe une très légère acidification des produits, elle serait imperceptible par les consommateurs.

Surtout, la qualité microbiologique reste très bonne : la quasi-totalité des produits restent très largement au-dessus de la valeur réglementaire concernant les bactéries lactiques, que ce soit à la DLC ou trois semaines plus tard. Et aucune souche pathogène n’a été retrouvée. Autrement dit, les yaourts contenant du sucre ou des fruits ne sont pas plus exposés au développement de bactéries indésirables que les yaourts nature.

 

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